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Omniprésence de produits inadaptés pour les petits animaux en animalerie/jardinerie/en ligne.

Evaluation of small mammal pet supplies offered in German retail under animal welfare aspects. PLoS One. 2022 Feb 2;17(2):e0262658. doi: 10.1371/journal.pone.0262658. PMID: 35108305; PMCID: PMC8809526.

Bläske A, Schwarzer A, Ebner MV, Gerbig H, Reese S, Erhard M, Wöhr AC.

Traduction et résumé par Margot Giat que je remercie profondément

Objectif

Evaluer des articles fabriqués ou vendus en Allemagne dans les catégories de produits suivantes pour les petits animaux : cages, râteliers à foin, roues d’exercice, boules d’exercice, harnais et laisses, systèmes de tubes et litières.

Méthode

Consultation de 28 sites web allemands, visite de 50 animaleries et 13 magasins de bricolage et jardineries, puis examen de la conformité des produits en matière de bien-être animal selon divers critères d’évaluation:

  • Conformité aux normes de bien-être (dimensions, sécurité, confort, etc.)
  • Présence et qualité des déclarations sur les produits (informations telles que les dimensions, l’espèce cible, etc.)

Résultats

Cages (208 modèles évalués)

Critères :

  • Dimensions : analyse séparée puis combinée de la surface au sol et de la hauteur des cages par rapport aux exigences minimales pour héberger un hamster syrien (surface au sol ≥ 5000cm², hauteur ≥ 50cm) selon la BNA (Bundesverband für fachgerechten Natur-, Tier- und Artenschutzet = Association fédérale pour la protection appropriée de la nature, des animaux et des espèces) et la TVT (Tierärztliche Vereinigung für Tierschutz = Association vétérinaire pour la protection des animaux).
  • Espèce cible indiquée
  • Matériaux (bois, métal, plastique, verre)

Les résultats montrent que 63,9 % à 100 % des cages proposées (selon le type de commerce) ne sont même pas adaptées à un hamster syrien.

D’après la TVT, une cage dont la somme longueur + largeur est inférieure à 150 cm est inadéquate pour le logement permanent des petits animaux. Les cages trop petites nuisent au bien-être et à la santé des animaux. Parmi les modèles étudiés, 59,1 % (n = 123) ont une surface ≥ 5000 cm², ce qui les rend inadaptés selon la TVT.

La hauteur est également essentielle : les rats de laboratoire se tiennent souvent debout, comportement normal à respecter (loi allemande sur le bien-être animal). Les lignes directrices de la TVT et de la BNA fixent une hauteur minimale de 50 cm, non respectée par 48,6 % (n = 101) des modèles. Surface et hauteur combinées, 69,7 % (n = 145) sont trop petites, dont 43,4 % sans indication d’espèce précise. Par exemple, toutes les cages en ligne pour chinchillas (n = 21) et furets (n = 19) sont inadaptées. Aucune cage vendue en bricolage/jardinage ne convient pour héberger des petits mammifères. Une obligation de déclaration conforme aux lignes directrices améliorerait le choix des propriétaires. Les recommandations évoluent : pour deux lapins, la TVT recommande désormais 6 m² au lieu de 0,9 m² (depuis 2019). Les différences de races doivent aussi être prises en compte.

De plus, les fabricants indiquent souvent des espèces cibles vagues (« rongeurs et petits animaux ») ; 50,5 % (n = 105) des modèles vendus en ligne ont cette mention non spécifique. En analysant les cages déclarées pour une espèce précise, 50 % à 100 % ne sont pas adaptées à l’espèce indiquée. Les cages destinées à des animaux « exotiques » comme les chinchillas et les furets sont toutes inadaptées pour loger deux animaux.

Concernant les matériaux : la plupart des cages ont une base en plastique (en ligne : 72,1 % ; animaleries : 91,7 % ; bricolage/jardinage : 53,8 %) et un couvercle en métal (en ligne : 93,3 % ; animaleries : 88,9 % ; bricolage/jardinage : 100 %). Certaines bases sont en verre (jusqu’à 23,1 % en bricolage/jardinage) et des couvercles en plastique apparaissent aussi (6,7 % en ligne).

Le design est également crucial : des contenants fermés (aquariums, cages plastiques sans ventilation) limitent la circulation d’air, favorisant poussière, chaleur et humidité, entraînant risques de coup de chaleur et maladies respiratoires (ex. ammoniac). Dans cette étude, 6,7 % des modèles ont un couvercle plastique avec peu d’aération, 3,8 % sont en verre avec grille. Les aquariums ne devraient plus être proposés pour les petits mammifères, et les cages fermées en plastique devraient être abandonnées.

Au total, 88 % (n = 183) des 208 cages vendues en ligne ne respectent pas au moins une des exigence. Ces modèles sont aussi proposés en animalerie (80,6 %) et en bricolage/jardinage (100 %).

Rateliers (72 modèles évalués)

Critères :

  • Type : râtelier / boule à foin
  • Attachable ou autonome
  • Si attachable, localisation de l’attache
  • Couvercle présent / absent
  • Matériau (bois, métal, plastique, plastique et métal)
  • Risque de blessure

Parmi les modèles évalués, 48,6 % (n = 35) étaient autonomes et 51,4 % (n = 37) conçus pour être fixés à l’intérieur ou à l’extérieur de la cage. Un couvercle empêchant les animaux de s’allonger dans le râtelier manquait dans 52,8 % (n = 38) des produits. Dans 25 % des modèles, des éléments comme des barres horizontales, des parties instables ou pliables, ou des pointes métalliques représentaient un risque de blessure. Au total, 55,6 % (n = 40) des râteliers évalués ne respectaient pas tous les critères d’évaluation (tableau 5).

Les rongeurs herbivores et les lapins ont besoin d’un accès quotidien au foin en libre-service pour l’usure des dents, la digestion et la formation de cécotrophes. Le foin doit être proposé dans un râtelier, car le déposer sur le sol entraîne une contamination par les excréments. Les râteliers doivent être conçus pour éviter tout risque de blessure : ceux situés à l’intérieur de la cage doivent avoir un couvercle afin que les animaux ne puissent pas sauter dedans et se blesser.

D’autres risques proviennent de barres horizontales ou espacements trop larges entre les barres verticales, qui peuvent coincer la tête ou les membres des animaux. Les boules à foin, représentant 11,1 % (n = 8) des modèles, sont également déconseillées pour ces raisons.

Enfin, un râtelier placé trop haut oblige les animaux à manger la tête relevée, ce qui n’est pas naturel. Les animaux préfèrent manger en posture de pâturage ; le râtelier doit donc être près du sol et assez large pour que tous puissent manger simultanément, ou plusieurs râteliers doivent être fournis. Le foin ne doit pas être stocké longtemps car il se dégrade après 24 h et doit être remplacé quotidiennement.

Des informations claires sur l’emplacement, le nombre maximal d’animaux et l’espèce appropriée devraient être fournies sur l’emballage ou dans le manuel pour aider les propriétaires à choisir un râtelier adapté. Dans cette étude, 55,6 % (n = 40) des râteliers étaient inadéquats pour l’élevage de petits animaux domestiques à cause de leur conception et des risques de blessure.

Roues (101 modèles évalués)

Critères :

  • Dimensions : diamètre ≥ 20cm pour les espèces naines et ≥ 30cm pour les syriens
  • Espèce cible indiquée
  • Conception de la zone de course

Parmi tous les modèles, 42,6 % (n = 43) avaient un diamètre < 20 cm, donc inadaptés à toutes les espèces de petits mammifères, et 49,5 % (n = 50), avec un diamètre compris entre 20 et 30 cm, devraient être utilisés uniquement pour les hamsters nains. Ainsi, seulement 7,9 % des modèles étaient adaptés à d’autres petits mammifères.

Concernant la déclaration des espèces cibles, 66,3 % (n = 67) des roues étaient déclarées pour plusieurs espèces, et 7,9 % (n = 8) n’avaient aucune déclaration. Selon les fabricants, 57,4 % (n = 58) des modèles seraient adaptés aux hamsters nains, mais selon l’évaluation réelle, seulement 55,2 % (n = 32) l’étaient. Parmi 51 modèles déclarés pour hamster syrien, seuls 15,7 % (n = 8) avaient un diamètre suffisant (≥ 30 cm).

Risques de blessures liés à la zone de course :

  • 14,9 % (n = 15) avaient des barreaux espacés pouvant coincer les pattes.
  • 27,7 % (n = 28) avaient un côté d’axe ouvert, risquant de coincer les animaux.

En combinant diamètre et sécurité, 86,1 % (n = 87) des roues évaluées ne respectaient pas au moins un critère et étaient donc inadaptées pour le bien-être animal.

Pour qu’une roue soit adaptée :

  • Surface de course solide (pas de barreaux espacés).
  • Côté d’axe fermé.
  • Pas de barres transversales susceptibles de coincer les membres ou la tête.
  • Diamètre approprié : ≥ 2 × longueur du corps pour permettre à l’animal de courir avec le dos droit.

Certaines recommandations commerciales existantes sont insuffisantes, par exemple pour les rats ou les hamsters dorés, les roues courantes sont trop petites et ne permettent pas de courir correctement. Les roues à risque de blessure ou de dimension insuffisante ne devraient plus être vendues, et une obligation de déclaration de l’espèce cible devrait être introduite.

Boules d’exercice (25 modèles évalués)

Critères :

  • Design
  • Dimensions
  • Ventilation
  • Risque de blessure

Tous les produits évalués étaient en plastique. Environ la moitié (48 % ; n = 12) étaient transparents ou translucides, les autres étant de couleurs variées. Le diamètre moyen était de 17,3 cm, le plus petit 12 cm (7 modèles) et le plus grand 32 cm (1 modèle).

Les boules d’exercice présentent généralement un risque élevé de blessures : les animaux peuvent heurter un mur ou un objet, ou tomber d’une surface surélevée, ce qui fait que aucune boule évaluée ne respecte les critères de sécurité.

De nombreux auteurs soulignent que les boules d’exercice ou jouets similaires (comme les « hamster cars ») ne devraient pas être utilisées :

  • Pas de possibilité de retraite ou d’orientation, générant un stress important.
  • Locomotion non conforme aux besoins spécifiques de l’espèce, contraire au §2 de la loi allemande sur le bien-être animal.
  • Ventilation insuffisante à cause des petits orifices, entraînant un manque d’oxygène.
  • Risque élevé de blessures par chute ou choc.

Pour toutes ces raisons, les boules d’exercice et boules pour hamsters doivent être retirées du marché. La check-list « Dangerous Accessories for Pets » (ZZF et IVH) classe également ces accessoires comme inadéquats pour le bien-être animal et recommande qu’ils ne soient plus disponibles dans le commerce.

Harnais et laisses (50 modèles évalués)

Critères :

  • Design
  • Tailles
  • Risque de blessure

Parmi les harnais proposés, huit modèles étaient déclarés de manière générale pour « rongeurs et petits animaux ». Lorsqu’un harnais était spécifiquement déclaré pour une ou plusieurs espèces, les lapins étaient les plus fréquents (n = 25), suivis des cochons d’Inde (n = 9), furets (n = 6), rats (n = 4) et hamsters (n = 2).

En raison du risque général de blessures lié aux réflexes de fuite des animaux en laisse ou à des constrictions thoraciques ou abdominales dues à un harnais mal adapté ou mal appliqué, aucun des harnais et laisses évalués ne respecte les critères de sécurité.

Selon le DTschB, le port de harnais et de laisses devrait être rejeté pour les petits rongeurs et les lapins à cause du stress associé. La TVT décrit également les harnais et laisses comme absolument inadaptés pour la plupart des rongeurs en raison des risques de blessures. Les exceptions concernent, par exemple, des lapins apprivoisés habituellement habitués au harnais dans un environnement strictement contrôlé.

La plupart des petits animaux (sauf les furets) sont des proies et peuvent réagir par la fuite réflexe, entraînant des blessures si attachés à un harnais. Les lapins ont une colonne vertébrale très fragile, et des fractures sont fréquentes. De plus, beaucoup de petits animaux montrent une thigmotaxie (préférence pour rester près des structures), et les harnais restreignent leur locomotion naturelle, ce qui est interdit par le §2 de la loi allemande sur le bien-être animal.

Un harnais mal ajusté peut comprimer la cage thoracique, entraînant des restrictions respiratoires, particulièrement chez les lapins et cochons d’Inde. Par conséquent, harnais et laisses pour petits rongeurs et lapins sont considérés comme inadaptés pour le bien-être animal et ne devraient pas être utilisés.

Même si des exceptions pour des lapins apprivoisés existent, la large diversité de produits (50 modèles) risque d’inciter les propriétaires à acheter ces harnais pour des animaux inadaptés, et il est donc recommandé que ces produits ne soient plus vendus en commerce.

Système de tubes (14 modèles évalués)

Critères :

  • Dimensions
  • Ventilation
  • Design intérieur
  • Risque de blessure
  • Matériaux (plastique, cellulose)

Pour 3 des 14 systèmes de tubes, les dimensions n’étaient pas indiquées. Pour les 11 produits restants, le diamètre moyen des tubes était de 6,5 cm (SD : 2,0 cm ; minimum : 5,1 cm, maximum : 11,0 cm). Le matériau le plus utilisé était le plastique (92,9 % ; n = 13), un seul système était en cellulose. La moitié des fabricants (n = 7) fournissaient des informations sur la présence de trous de ventilation, mais lorsqu’ils étaient présents (n = 6), aucune information sur leur nombre ou leur taille n’était donnée. Quatre fabricants précisaient que les tubes avaient un profil intérieur, les autres ne donnaient aucune information sur la surface interne.

En raison du risque de blessures, du risque de blocage dans des tubes trop étroits, et des ventilations insuffisantes, aucun des systèmes évalués ne respectait les critères de sécurité.

Les systèmes de tubes sont considérés comme inadéquats pour le bien-être animal par le DTschB (Deutscher Tierschutzbund = Fédération allemande pour la protection des animaux) et la TVT. Le plastique est jugé absolument inadapté pour l’élevage des petits animaux. Dans cette étude, 13 des 14 systèmes étaient en plastique, et seulement six fabricants mentionnaient la présence de trous de ventilation, qui ne garantissent pas un échange d’air suffisant. La mauvaise ventilation favorise chaleur et humidité, et le nettoyage difficile peut entraîner propagation de pathogènes et accumulation d’ammoniac, avec des risques pour la santé.

Un autre problème est le risque de chute ou de glissade :

  • Les hamsters ont une perception limitée de la hauteur, et peuvent se blesser gravement.
  • Les tubes peuvent avoir des pentes artificielles et des surfaces intérieures lisses, augmentant le risque de chute.
  • Seuls 4 des 14 fabricants indiquaient que les tubes avaient un profil intérieur pour un meilleur appui.

Le diamètre des tubes est également crucial : il doit être suffisamment large pour permettre aux animaux de se déplacer librement et de tourner. Selon l’organisation suisse « Zürcher Tierschutz » (« Société zurichoise de protection des animaux »), le diamètre minimal recommandé est : 8 cm pour les hamsters syriens et 6 cm pour les hamsters nains. Huit des systèmes évalués (sans information de taille ou < 6 cm) sont donc inadaptés aux deux espèces.

En conclusion, en raison du risque de blessures, du blocage possible et de la ventilation insuffisante, les systèmes de tubes doivent être considérés comme inadaptés au bien-être animal et ne devraient plus être vendus. Des tubes individuels bien ventilés et suffisamment larges peuvent être utilisés comme refuges ou connexions entre cages, mais leur longueur maximale doit être le double de la longueur du corps de l’animal et ils doivent être fabriqués en matériaux naturels.

Litière (de nidification) pour hamster (10 modèles évalués)

Critères :

  • Digestibilité
  • Matériaux

En fonction des matériaux utilisés, les litières pour hamsters peuvent être classées en quatre groupes :

  • 4 produits contenaient du coton ou des fibres de coton.
  • 3 produits étaient composés de fibres naturelles ou listés comme produits naturels.
  • 2 produits étaient constitués de fibres écologiques.
  • 1 produit était, selon le fabricant, fabriqué dans un matériau spécial stérile.

La mention « entièrement digestible » était présente sur presque tous les produits. Cependant, les variantes de couleur d’un fabricant différaient : la litière brune était indiquée comme digestible, tandis que la blanche n’avait aucune information, et, sur demande, a été confirmée comme non digestible.

En tenant compte de tous les critères d’évaluation (matériau naturel, digestibilité complète), 7 litières évaluées répondaient au critère de digestibilité et ne contenaient aucun matériau synthétique.

Les hamsters et autres rongeurs ont besoin de matériau pour construire leur nid. Si la litière contient des fibres synthétiques, elle peut provoquer :

  • blocage des poches buccales,
  • problèmes digestifs,
  • strangulation des membres.

La TVT considère donc la litière synthétique comme inadéquate pour le bien-être animal, tandis que d’autres auteurs jugent que les litières non indiquées comme digestibles sont inadaptées.

Même les litières déclarées digestibles peuvent provoquer la strangulation des pattes ou des membres, ce qui rend leur utilisation principalement inadaptée pour les hamsters.

D’autres matériaux sûrs, tels que foin propre et de qualité, paille ou cellulose non blanchie, peuvent servir de matériau de nidification. Pour ces raisons, la litière commerciale pour hamsters, en raison de son risque de blessures, ne devrait pas être utilisée et devrait être retirée du marché.

Conclusion

Nos résultats montrent qu’une multitude de systèmes de logement et accessoires pour animaux de compagnie sont proposés sur le marché allemand. Cette diversité a déjà été soulignée par d’autres auteurs. En raison de cette variété, notre étude ne peut pas prétendre évaluer tous les produits disponibles, malgré des recherches approfondies.

En Allemagne, aucune réglementation légale n’existe sur la conception et la déclaration des accessoires. Toutefois, selon le §1 de la loi allemande sur le bien-être animal, il est interdit de causer douleur, souffrance ou blessures aux animaux sans raison valable. Selon le §2, les propriétaires ne doivent pas restreindre les mouvements spécifiques à l’espèce de façon à causer douleur ou souffrance évitable. Nous avons évalué les accessoires vendus en ligne et en magasin sous cet angle et en référence aux documents de la TVT et du DTschB sur les accessoires inadaptés pour le bien-être animal.

Nos résultats montrent que la majorité des cages et accessoires proposés sont inadaptés pour l’élevage des animaux de compagnie et doivent être considérés comme inadéquats pour le bien-être animal.

  • Pourcentages de non-conformité :
    • Râteliers : 55,6 % (40/72)
    • Cages : 82,7 % (172/208)
    • Roues : 86,1 % (87/101)
  • Les catégories boules d’exercice, harnais et laisses, systèmes de tubes et litières pour hamsters doivent généralement être rejetées pour raisons de bien-être animal.

Nous avons également constaté d’importantes lacunes dans les déclarations des produits, compliquant le choix des propriétaires. Les images montrant des animaux dans ou sur les accessoires peuvent induire en erreur les acheteurs sur leur adéquation.

Pour améliorer la situation :

  1. Responsabilité des fabricants :
    1. Obligation de déclaration claire (espèce, montage, nombre maximal d’animaux, âge adapté, etc.)
    1. Éventuelle certification volontaire par un tiers indépendant, similaire au « label bien-être animal » autrichien, avec critères transparents et basés sur des données scientifiques.
    1. Les produits inadaptés doivent être rejetés, et ceux conformes signalés par un label de conformité.
  2. Éducation des propriétaires :
    1. Obligation de fournir une preuve de connaissances sur les besoins spécifiques des animaux.
    1. Plateforme certifiée avec informations scientifiques actuelles sur l’élevage adapté.
    1. Éventuelle directive ou réglementation légale sur l’élevage des animaux de compagnie.
  3. Recherche empirique :
    1. Études sur l’influence des conditions de logement sur le bien-être des animaux domestiques.
    1. Les résultats des études sur les animaux de laboratoire ou d’élevage ne sont pas toujours transférables aux animaux de compagnie.

Enfin, de nombreux articles évalués sont vendus en ligne et accessibles mondialement, et peuvent mettre en danger la vie des animaux. Les recommandations de cette étude sont donc transférables à d’autres pays.